Tout quitter pour partir en voilier en tour du monde : notre histoire

Voyager en voilier autour du monde, est-ce réservé seulement aux jeunes, aux retraités ou aux gens fortunés ?

C’est bien souvent l’idée que l’on se fait du voyage au long cours. Mais les temps ont changé. Notre parcours de vie n’est plus tracé avec des certitudes. La planification à long terme devient impossible. Nous nous questionnons alors sur le sens de notre vie.

Et s’il était possible de profiter de la vie avant l’âge de la retraite ? De tout plaquer et de partir à la découverte du monde ?

Si vous avez atterri sur notre blog du voyage en voilier, c’est que l’idée du voyage vous titille probablement.

La lecture d’un récit de voyage nous a inspiré à faire nos valises alors que nous étions au milieu de notre carrière professionnelle. Et nous voudrions vous inspirer à notre tour.

Voici notre histoire.

tour du monde sur le voilier Silkapé

Nous, c’est Dajana et Ivo, un couple qui a décidé de faire le tour du monde en voilier à durée indéterminée. Nous avons osé ce choix alors que nous ne nous connaissions pas vraiment et nous ne savions pas naviguer. D’aventures en mésaventures, nous n’avons jamais regretté cette décision.

Une rencontre de deux aventuriers récidivistes

Tout quitter et partir vivre une nouvelle vie était déjà inscrit dans nos gènes. Ivo a quitté le Portugal, son pays natal, à 19 ans juste après la chute du régime fasciste. Direction Genève, la Suisse, en espérant une vie meilleure. Dajana a quitté son pays d’origine, la Slovaquie, également à 19 ans, mais à une époque différente. Peu de temps après la chute du communisme dans son pays. Elle se retrouve également à Genève.

Débarquer avec une valise, avec un peu d’argent de poche et sans papiers dans un pays étranger, quel courage ! L’Union européenne et la libre circulation n’existaient pas encore à l’époque. Mais quand on est jeune, on est plein de rêves. On fonce.

En 2013/2014, nos destins professionnels et privés respectifs ne sont plus au beau fixe. Nous sommes tous les deux en quête du sens à notre vie. C’est la rencontre. Dajana approche sa quarantaine et Ivo est dans sa cinquantaine. Quatre mois après le début de notre vie de couple, Ivo propose de partir voyager autour du monde à bord d’un voilier. Il est temps de profiter de nos vies.

Quelle idée folle ! Nous ne nous connaissons pas bien et nous n’avons jamais mis un pied sur un bateau. Mais après tout, quand nous avons tout quitté pour venir en Suisse à l’âge de 19 ans, nous ne savions pas non plus dans quoi nous nous embarquions !

Un livre qui change notre vie

D’où a bien pu venir cette idée loufoque ? D’un livre acheté par hasard dans un café-librairie qui vendait des livres d’occasion. Il se trouvait là, au milieu d’autres livres dans le rayon voyage. Portant un titre intriguant, illustré de jolies images de la Polynésie française et surtout racontant une histoire vraie.

Escales buissonnières dans le Pacifique Sud - Eric Laruel

Eric Laruel

Escales buissonnières dans le Pacifique Sud

publié en 2012
aux éditions La Découvrance
326 pages voir sur Amazon

C’est l’histoire de la famille Laruel, une famille belge avec trois enfants partie découvrir le monde à bord d’un catamaran. Et devinez quoi ? Ils ne savaient pas naviguer.

Ivo, captivé par la lecture de cette aventure des mers, veut connaître la suite. Que s’est-il passé ensuite ? Il la découvre sur le site www.laruel.be. Après près de 5 ans de voyage, la famille Laruel s’est installée au Costa Rica dans une « finca », a ouvert des chambres d’hôtes et s’est lancée dans la culture du cacao.

Et c’est à ce moment-là que nous nous mettons à rêver de notre propre aventure autour du monde.

Cependant, la question du financement d’un tel projet au long cours nous chiffonne. Ivo contacte alors Eric Laruel et sa réponse nous fait ouvrir grand nos yeux.

A moins que vous ne soyez vraiment dans la dech, l’argent ne devrait pas être un problème.

La vraie question est plutôt de savoir le prix auquel vous estimez vos rêves. A ce sujet, il y a 3 possibilités :

1. soit vous rêvez et ne faites rien, comme la plupart des gens et cela me paraît très honorable,
2. soit vous décidez de vous offrir une tranche de ce rêve, une pause dans la réalité disons,
3. soit vous entamez un nouveau chapitre et vos économies serviront de tremplin pour la transition avant que ne vous viennent de nouvelles idées.

Si vous êtes en train de vous posez la question du départ et si ce projet vous paraît réalisable d’une quelconque manière, vous DEVEZ partir.

(Email d’Eric Laruel)

Plus de doute, nous commencerons l’écriture d’un nouveau tome intitulé Le nomadisme.

La préparation du projet autour du monde

Comme tout projet, un voyage au long cours se prépare même si l’envie de se lancer au plus vite se ressent. En prenant en compte les contraintes administratives et familiales, la date butoir pour larguer les amarres est fixée au septembre 2018. Ça nous laissera trois ans et demi pour nous préparer à ce changement radical de vie :

  • apprendre à naviguer, passer le permis mer (permis hauturier), faire des cours moteur, électricité et médecine à bord,
  • lire les récits voyage et regarder les chaînes YouTube des navigateurs,
  • préparer le budget, réfléchir aux possibilités de revenus en voyage,
  • acheter le bateau, faire des réparations et l’équiper pour un tdm (tour du monde),
  • liquider les affaires inutiles dans nos appartements,
  • résilier les abonnements, le bail, faire les démarches administratives pour devenir nomades.

Encore heureusement que l’un de nous deux est un vrai organisateur et planificateur d’élite. Car les tâches sont nombreuses et tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait.

La tâche la plus délicate était sans doute l’annonce de cette grande nouvelle à nos familles. Comment allaient-ils le prendre ? Arrêter nos carrières, piocher dans nos économies, affaiblir notre plan de retraite et surtout nous mettre en danger sur les océans, tout cela fait peur. Certains nous trouvaient courageux, d’autres inconscients.

Le voilier, le voyage et la vie nomade à deux

L’achat du voilier neuf mois avant le départ a scellé notre destin. Un Bénéteau Océanis 440 de 1991 se trouvant à la Seyne-sur-Mer (près de Toulon, France). Plus de retour en arrière. C’était la preuve ultime que nous allions vraiment devenir des globetrotteurs des mers, des tourdumondistes marins.

Le compte à rebours commence alors. Et avec lui l’excitation mais aussi de nombreux allers-et-retours vers la Méditerranée pour déménager nos affaires et faire des travaux sur le bateau. Nous n’y connaissons strictement rien, alors nous apprenons sur le tas, comme beaucoup de gens.

En septembre 2018, notre voilier devient notre maison. Tout ce que nous possédons se trouve sur le bateau, à vrai dire, plus grand-chose. Voyager à bord d’un voilier est synonyme de vie simple et minimaliste.

Au cours du voyage, nous découvrons d’un côté ce dont tous les récits nous ont fait rêver : l’aventure, de beaux paysages, de nouvelles rencontres, des souvenirs inoubliables. Et de l’autre côté, ce dont les récits parlent moins : les réparations, la mauvaise météo en mer, les nuits blanches, la vie à deux dans un espace confiné.

Pour ne pas vous cacher la vérité, nous avions plusieurs fois envie de faire couler le bateau ou jeter l’autre par-dessus bord. Oui, le voyage en voilier n’est pas toujours rose.

Mais très honnêtement, malgré des moments difficiles, nous ne regrettons absolument pas d’avoir changé de carrière. Quelle chance d’être tombé dans la librairie par hasard sur ce livre qui nous a mené à notre tour du monde. Et vous, quand commencerez-vous votre nouvelle vie ?

30 réflexions sur “Tout quitter pour partir en voilier en tour du monde : notre histoire”

  1. Voyage très intéressant mais surtout inspirant ! J’arrive sur ma trentaine et un changement de vie comme le votre nous laisse rêver moi et ma compagne. Le choix du bateau pour entreprendre notre voyage nous paraît le meilleur mais nous n’avons très peu de notion de navigation. Je voulais donc savoir votre préparation avant le départ ? Avez-vous entrepris de « petits » voyages en voilier avant ? Combien d’heures de cours de voile vous semble nécessaire pour entreprendre le voyage d’après votre propre expérience ?

    En vous souhaitant bonne navigation !

    1. Salut Nicolas !
      Vous ne serez pas les premiers à partir de zéro, on te rassure.

      Pour notre part, nous avons commencé par un permis voilier lac, en Suisse car c’est un pré-requis pour le permis voilier hauturier suisse.

      Nous avons un peu navigué sur un petit voilier de 25 pieds d’une connaissance sur le lac Léman suite à notre permis lac.
      Et nous avons de suite enchaîné avec le permis hauturier suisse qui exige une expérience de 1000 milles nautiques en mer avec un skipper. En tout, nous avons navigué en mer 5 semaines pour nos stages des 1000 milles.

      Avec notre propre bateau, nous avons navigué seulement 3 semaines sur une très courte distance, Toulon-Porquerolle, une toute petite sortie en mer, c’est tout.

      Et après, c’était le grand départ en tour du monde.

      Donc en gros, nous n’avions pas une énorme expérience de voile avant de partir en tour du monde.

      Par contre le permis suisse a aussi une lourde partie théorique pour l’examen, c’était très formateur.

      Combien d’heures de cours vous faudrait-il ? Disons au moins 3 semaines de stage pour avoir des bases. Et après essayez d’être des équipiers sur les bateaux des autres (voir le site « Bourse aux équipiers »).

      A bientôt Nicolas !

  2. Bonjour à vous,

    Tout d’abord merci de nous faire rêver par vos articles inspirants.
    Votre blog est certainement celui qui nous laisse percevoir la vie en mer sans édulcorer la réalité.
    J’ai 48 ans. J’adore la mer, la plongée et le voyage. Un rêve lointain était d’acquérir un bateau. Je me demandais comment concilier tout ça et je tombe par je ne sais quel miracle sur un de vos articles. C’est le cocktail qui m’a poussé à lire d’une façon intensive tout ce qui s’écrit sur la toile sur les tours du monde en voilier sans date de retour et me dire que moi aussi je pourrai enfin vivre.
    N’étant pas complètement rêveur et préférant éliminer une partie des risques, je décide de préparer ce voyage durant au minimum 5 ans. Les cours de navigation commence dans 1 mois. Le seul point que j’ai encore du mal a évaluer est le coût d’un tel projet. L’achat d’un voilier préparé pourrait tourner autour de 120000€. (âge +/-15 ans de 12-13mètres) 10 ans de voyage: 120000 € et 50000 € de cagnotte pour l’entretien du bateau. Est-ce une estimation réaliste en étant plutôt campeur qu’adhérent aux hôtels 5 étoiles ? Comment garder le cap durant ces années de préparation? J’ai parfois le sentiment de vivre cette vie par procuration en regardant les différentes chaines Youtube. Les cours de navigation vont certainement me faire rentrer dans le concret mais les années de patience m’apportent plus de craintes que de motivation (c’est long 5 ans). Et sans elles, le projet ne restera qu’un rêve…
    Vous êtes ma lumière
    et j’espère encore vous lire très longtemps.

    1. Bonjour Pilgrim,

      Te fixer une date de départ est le plus important!!! 5 ans semblent beaucoup mais un tel projet demande de la préparation. Pendant ce temps, tu pratiqueras la voile au maximum, tu te formeras à l’électricité, à la mécanique …
      Et tu commemceras à faire encore plus d’economies que tu injecteras dans ton tour du monde.

      Le budget pour un tour du monde à très long cours sera un peu plus élevé que pour un voyage de 2 ou 3 ans. Tout simplement parce que le bateau et l’équipement s’usent sur une plus longue durée. Et tout coûte cher sur un bateau partout dans le monde. Le bateau est un très grand consommateur de budget, plus que toi pour la vie à bord. Les gens sous-estiment beaucoup le budget entretien et réparations.

      Même le mode camping en bateau coûte cher. Nous le vivons, en faisant très attention au budget et pourtant, nous sommes sans arrêt effarés par le coût qu’un voyage en voilier demande.

      Si tu as envie de réaliser ce rêve, alors il faut y aller. Une solution pour diminuer le budget un peu, c’est d’avoir un bateau plus petit.

      Tu as suffisamment de temps devant toi pour affiner tout celà.

      Vas-y, lance-toi!

  3. Bonjour!
    Super votre aventure, de quoi éveiller des projets futurs !
    D’ailleurs je me pose des questions au sujet de l’achat d’un voilier à l’étranger étant donnée que je suis de nationalité Suisse. Est-ce compliqué de le faire ? Est-ce possible d’acheter un bateau au USA ou est-ce plus facile en Europe (hormis le fait de se déplacer). Comment cela se passe-t’il au sujet du pavillon ? A-t’on le droit de garder le pavillon d’origine du bateau ? Y a t’il des avantages? Est-ce obligatoire d’avoir le pavillon Suisse pour des Suisse ? Est-ce possible de trouver une place de port pour 1 ou 2 ans le temps de préparer le bateau avant de larguer les amarres pour longtemps ? Avez-vous des adresses.
    Mille merci pour vos réponses, et bon vent !
    Olivier

    1. Bonjour Olivier!
      Acheter un bateau à l’étranger : c’est toujours de la paperasse administrative. Un peu comme acheter une voiture à l’étranger avec une plaque étrangère. Un bateau a aussi sa « plaque » et il faut faire le nécessaire pour changer l’immatriculation vers un autre pays. Pour la TVA, les bateaux hauturiers suisses y sont exempts. Un bateau acheté aux USA, faudra le ramener en Europe éventuellement pour pouvoir le préparer et partir. Aux USA, attention, le permis de navigation n’est que de quelques mois, donc il faudra pas trop trainer dans leurs eaux territoriales.

      Garder le pavillon d’origine du bateau : non, pas vraiment. En général, les pays octroient leur pavillon aux personnes ayant la nationalité de ce pays ou aux résidents de leur pays. Seulement quelques pays acceptent de donner leur pavillon à n’importe qui, ça s’appelle un pavillon de courtoisie. Franchement, le pavillon suisse est bien, sauf qu’il faut faire le permis hauturier. Mais tu auras le droit à une assurance bateau tout risque alors qu’avec un autre pavillon, c’est quasiment mission impossible ou hyper cher.

      Pavillon suisse : oui, si tu es suisse, c’est pavillon suisse. Mais il existe des pays qui octroient des pavillons de courtoisie à n’importe quelle nationalité, mais ça n’est pas toujours la meilleure solution.

      Trouver une place dans un port : comme il y a une surpopulation de voitures partout, y a aussi une surpopulation de bateaux dans les ports. Il faudra bien chercher. Tu peux aussi laisser le bateau au sec. Notre bateau était au sec à Saint-Mandrier vers Toulon, c’est là que nous avons acheté notre bateau.

      Tous ces préparatifs et démarches administratives prennent du temps, il faut y penser.
      Tout de bons pour les préparatifs et ta nouvelle vie.

  4. Pallotta André

    Bonjour

    Et bravo pour votre aventure.
    Je voudrais vous suggérer un petit sujet d’article : le gaz.
    Butane, Propane, comment on s’approvisionne ?
    Remplissez vous vos bouteilles …

    Merci.

    1. Bonjour André, le gaz est un chapitre en soi. Propane ou butane, c’est selon ce qu’on trouve. De nos jours, on a moins de difficultés à se faire renplire les bouteilles qu’il y a 10 ans en tout cas.

  5. Sarah Imesch

    Salut vous deux !
    Dimanche au boulot, je me balade sur internet et je tombe sur votre site. Quel plaisir à vous lire et quelle surprise de voir que vous étiez en Suisse avant le départ ! (Nous habitons sur Genève).
    Avec mon mari et notre petite fille de 2 ans (un petit deuxième bientôt prévu), nous avons fait le pari fou de partir d’ici janvier 2026 sur les mers autour du monde. L’annonce à notre famille étant faite il y a plusieurs mois maintenant (avec beaucoup d’émotions et beaucoup de soutien de la part de tous), il nous reste « pluka » terminer nos contrats de boulots respectifs, de peaufiner la navigation pour Gil et de l’apprendre entièrement pour moi-même et bien sûr, de trouver le bateau idéal (nous pensons à un monocoque minimum 45 pieds). Pour l’itinéraire, nous adorons nous étaler sur ce sujet passionnant de longues heures et rien n’est encore écrit !
    Merci de nous faire voyager et à bientôt quelque part sur le globe !
    Sarah, Gil & Ellie.

    1. Bonjour compatriotes,

      Quel hasard effectivement. Nous sommes aussi de Genève.
      La chose incroyable, en ce moment nous sommes 3 bateaux genevois à Curaçao.

      Nous vous encourageons dans votre projet, c’est super d’avoir des rêves.

      Le temps que vous avez à disposition vous permettra de bien vous préparer.

      Une chose particulière pour le suisses c’est qu’on ne peut pas annuler l’assurance maladie et ça fait une grande dépense dans le budget voyage.

      Bonne préparation et à très bientôt.

  6. Saba Gabrielle

    Dajana et Ivo merci pour ce blog très intéressant. Nous préparons notre nouvelle vie… voyager en catamaran, nous allons faire un stage de voile le mois prochain , avons mis mis en vente notre maison, voiture bateau à moteur afin d’acheter un catamaran et réaliser notre rêve. Jean et Gabrielle

    1. Bonjour Gabrielle et Jean,

      Bravo pour cette décision! Un nouveau style de vie vous attend. Et sur un cata ça sera plus confortable que sur un monocoque.
      Pendant votre stage, prenez des notes et des vidéos car on se rappelle difficilement des choses après.

      Nous sommes là pour vous en cas de questions.

      Dajana et Ivo

  7. Lespinasse Jean-Luc

    Merci pour votre témoignage, je vais sur ma cinquantaine et j’ai exactement la même « lubie » , mon initiation à commencé et par chance ce n’est pas l’aspect financier qui me retient…
    Il me reste à savoir convaincre ma compagne qui a trop peur…
    Bravo à vous deux…

    1. Bonjour Jean-Luc !

      Bienvenue à bord ! C’est vraiment super de pouvoir commencer déjà vers la cinquantaine.

      Si le budget n’est pas un problème alors un catamaran serait peut-être envisageable. Ca double le budget par rapport à un monocoque mais c’est bien plus confortable.

      Pour être honnête, un voilier ce ne sont pas que de bons moments. Mais c’est comme avec tout dans la vie. On apprend à y faire face avec de l’expérience.

      C’est normal d’avoir peur. Etre entouré en permanence d’eau ne facilite pas les choses.
      Commencer par des stages est une bonne solution. S’acclimater petit à petit.

      Et si vous avez des questions, contactez-nous.

      Dajana et Ivo

  8. Bonjour !
    Merci pour ce témoignage et ces partages. Mon ami et moi sommes exactement dans le cas de figure que vous avez vécu en 2017… Envie de larguer les amarres et d’entamer un nouveau chapitre de notre vie, en mer, mais encore peu d’expérience, pas de bateau etc.
    Votre témoignage est génial car il montre que c’est possible et qu’on peut le faire !!
    J’ai lu que, pendant votre préparation, vous vous demandiez quelles étaient les « possibilités de revenus en voyage ». Je me demandais si vous aviez trouvé des pistes ? En un mot : comment faites-vous financièrement ? Avez-vous des économies pour plusieurs années ou avez-vous trouvé des solutions pour gagner de l’argent en route ?
    Grand grand merci pour votre retour et très on vent à vous !
    Lau (francophone qui débute l’apprentissage du portugais

    1. Bom dia Lau!

      Merci pour ton message!
      Tout est possible quand on veux. Et quand on n’a plus trop le choix.
      Nous avons même rencontré un couple cinquantenaire qui n’a pris aucun cours de voile et ils se sont lancé dans l’aventure. Avec un pavillon français, pas besoin de permis mer.

      Se lancer dans un voyage en bateau demande tout de même une fibre aventurière. On est loin du confort d’une vie sédentaire. C’est un style de vie.

      Concernant le financement de notre projet de voyage, nous avions dès le départ pris en compte l’éventualité que nous n’arrivions pas à trouver une source de revenu en voyageant.

      Nous avions quelques idées de petits boulots mais ce n’est pas aussi facile que ça on a l’air quand on voyage. Alors pour l’instant, nous vivons de nos économies. Ivo a pu prélever une partie de sa future retraite.

      Nous respectons scrupuleusement notre budget, 1000 Euros/personne/mois. Plus une cagnotte pour des gros travaux sur le bateau. Le bateau mange au final une grande partie du budget. Et plus il est grand, plus il est gourmand.

      Dajana a fait des formations d’investissement et de trading à Londres (bourse: actions et monnaies étrangères) avant de partir. Mais faute d’internet et d’envie, elle n’a rien fait.
      Mais avec cette nouvelle année, elle s’est remise dedans sérieusement en rajoutant les crypto-monnaies. Ca sera sa future source de revenu, c’est une stratégie à plus long terme.

      Si vous avez un job qui peut se faire en ligne, ça pourrait être une solution pour vous.

  9. Dominique Philippoz

    Salut Ivo, André m’a donné ton « blog » et je vais commencer à vous suivre. Bravo pour avoir osé tenter cette merveilleuse aventure. Qui l’eût cru ? Toi qui étais plutôt un sédentaire……avec une vie bien réglée à l’Etat. Je te tire mon chapeau car j’aurais aussi aimé tenter une aventure pareille. La vie en a décidé autrement. Bref, tout de bon à vous deux dans vos futures pérégrinations au gré des vents et dis-moi quand vous arriverez en Australie (Fremantle WA), peut-être que j’y serai. Bye for now. Cordialement

    1. Salut Dominique, merci pour ton suivi. Le plus difficile c’est de prendre la décision et d’y aller jusqu’au bout !
      Nous espérons inspirer des personnes à faire le pas comme nous l’avons été par d’autres qui l’ont fait avant nous.
      A bientôt

  10. Jean Maurice-Gril

    J’ai oublié de vous souhaiter bonne route, mais pour moi c’était une évidence. Beaucoup de plaisr et de belles choses … à deux !

  11. Jean Maurice-Gril

    Bonjour à vous !
    Très bon reportage, très réaliste !
    Donnez de vos nouvelles, c’est un réel plaisir de vous lire.
    Pour notre part, le grand départ est devant nous et comme vous nous allons commencer par un tour de Méditerranée. Ensuite on verra , car nous n’avons plus 30 ans mais bientôt 70. Sourire !
    D’un autre côté, ne pas le faire me laisse un sentiment d’inachevé, alors…..

    1. Bonjour Jean,
      C’est promis, plus de nouvelles suivront. Nous étions tellement pris par le voyage, les visites et toute l’organisation.
      A notre grand regret, nous n’avons pas fait le tour de la Méditerranée, car l’hiver approchait quand nous sommes partis en tour du monde. Par contre, nous nous sommes rattrapés aux Iles Canaries. Ca pourrait être une éventuelle destination pour vous pour la suite. C’est joli coin, toujours sous le soleil, températures agréables toutes l’année. Par contre, les mouillages sont hyper rouleurs, donc vie à la marina, mais c’est pas trop cher.

      C’est génial de pouvoir naviguer même à 70 ans. Ici, le capitaine passera la barre de la 6ème décennie cette année alors on fait tranquille aussi. Et notre jeune capitaine, elle n’a qu’à aller se défouler en rando.

      La vie passe vite, vous avez bien raison, il faut la vivre à fond. Très bon voyage!
      Nous vous embrassons de la Guadeloupe confinée.

  12. Patrice fontaine

    Bonjour,
    Toujours intéressant de lire des choses qui nous arrivera aussi….
    départ dans deux ans sur notre 47´. On fait en sorte que la préparation soit optimisée au max, mais on se doute Ue les emm…. arriveront bien sûr.
    En tout cas moi merci. Par ces moments de confinement, à vous lire j’ai l’impression de sentir l’iode…
    Patrice sur Ar-men

    1. Bonjour Patrice,
      C’est vrai que les emm..des font partie de l’aventure, personne n’y échappe. Mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron, n’est-ce pas?
      Très bonnes préparations, vous avez suffisamment de temps encore devant vous.

  13. Claudio Valter

    Je connais seulement Dajana mais je suis portugais comme Ivo. J’adore votre blog. Ça fait rêver sans doute. Mais c’est un rêve possible seulement pour les courageux. Je vous apprécie et j’adore le blog. Je vous souhaite tout de bon aux 2.

    1. Bonjour Claudio et merci pour le commentaire ! Les portugais sont de vrais explorateurs du monde depuis toujours ! Il y en a tellement dans le monde. Et ils sont très débrouillards.
      Oui, la vie nomade n’est pas pour tout le monde, on s’en rend compte au fil de l’aventure. Mais au moins, nous puvons embarquer avec nous tous ceux qui ne sauteront pas le pas.
      A tout bientôt pour de nouvelles histoire.
      D.

  14. Quel message fort, inspirant !
    Je vais m’en nourrir pour moi aussi découvrir des destinations inexplorées …en moi (pour commencer ) !
    Mais partir sur un bateau, ça alors non. Ce sera autre chose, mais quoi ?…

    1. Cela nous fait très plaisir d’avoir des commentaires positifs et inspirants sur nos articles.
      Pour t’aider dans ta réflexion, nous te recommandons la lecture du livre « Destination Tour du Monde » écrit par 2 compatriotes valaisans que nous avons rencontré à 3 reprises dont 2 fois aux Canaries. Leur site et leur livre nous ont beaucoup aidé, notamment, dans les démarches administratives et assurances pour les globe-trotters.
      Leur site :
      http://www.novo-monde.com
      Ils ont écrit d’autres livres dont le tout dernier qui vient de paraître sur les randonnées en Suisse.
      Bonne réflexion…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.