5 raisons pour ne pas attendre la retraite pour faire le tour du monde

Raisons pour partir faire le tour du monde avant l'âge de la retraite

Voyager pour profiter des paysages à couper le souffle, pour siroter un cocktail au bord de la plage avec pieds en éventail, pour grimper sur les plus hauts sommets, pour découvrir des civilisations disparues. Nous attendons tous avec impatience ce moment où nous pourrons réaliser des activités les plus folles et profiter de la vie.

Ce moment tant attendu porte le mot magique « vacances ». Il est rare dans l’année, souvent trop court à notre goût, mais qu’est-ce qu’il nous fait du bien ! Et puis, nous nous mettons à rêver de tout ce temps libre que nous aurons une fois à la retraite, de cette pension mensuelle tant méritée qui nous permettra de voyager à l’autre bout du monde.

Cependant, la retraite est pour beaucoup d’entre nous encore un moment lointain. Il nous reste encore quelques décennies jusque-là, c’est parfois bien plus que le nombre d’années déjà travaillées. Au retour des vacances, nous reprenons notre train-train quotidien : travailler pour cotiser, pour profiter plus tard. C’est la déprime !

Mais qui a dit qu’il fallait attendre l’âge de la retraite pour prendre le temps de voyager autour du monde ? Et bien, tous. L’état, la caisse de pension, la famille, les amis. C’est ainsi que le système est construit dans nos sociétés modernes. Travailler d’abord, profiter ensuite. Est-ce vraiment le cas ? Pourquoi ne pas dire plutôt : travailler d’abord, profiter éventuellement ensuite.

S’offrir du temps avant l’âge de la retraite

C’est exactement le mot « éventuellement » qui a changé notre vision des choses. Nous ne sommes ni pessimistes, ni dépressifs pour parler ainsi, juste un peu réalistes. Eventuellement signifie pour nous qu’il faut encore pouvoir arriver à franchir ce cap officiel de la retraite. Celui-ci est fixé à l’âge de 65 ans en Suisse à l’heure actuelle.

Mais « nous », c’est qui au juste ? Nous, c’est deux globetrotters qui ont tout plaqué pour partir voyager en voilier à temps plein avant l’âge de la retraite. Dajana, la capitaine, dans sa quarantaine, elle n’a enchaîné que des emplois à contrats à durée déterminée malgré ses diplômes universitaires. Ivo, le capitaine, dans sa cinquantaine, après avoir perdu son emploi deux fois de suite et considéré déjà comme senior, il allait avoir du mal à en trouver un à son âge.

Pour réaliser le rêve de voyager, nous n’avons pas gagné au loto, pas touché d’héritage, pas emporté de pactole pour prendre une retraite anticipée, pas gagné des salaires mirobolants. Toutefois, nous sommes des millionnaires. Un groupe très particulier de millionnaires. Il s’agit d’une nouvelle catégorie sociale, celle des « time millionnaires ».

Posséder du temps est un vrai luxe aujourd’hui. Ce n’est plus le fait de s’offrir un gadget dernier cri ou une voiture plus puissante que le voisin. La vraie richesse de nos jours où tout va 200 à l’heure, est de prendre le temps et de faire ce qui nous plaît. Car le temps est une ressource rare qui diminue chaque jour pour chacun d’entre nous. Et nous avons décidé de profiter de cette ressource sans attendre tant qu’il en reste encore beaucoup. §

5 raisons pour s’offrir le temps de voyager avant la retraite

Attendre 65 ans, ce chiffre magique de l’âge de la retraite qui nous permettrait d’avoir du temps à profusion, nous semblait trop lointain. Bien que le temps file vite, comme on dit, passer son temps à attendre peut sembler comme une éternité. Et en attendant, il faut s’occuper.

La plupart du temps, la meilleure occupation est d’aller bosser dans une boîte, si on en a la chance. Nous, ainsi que des milliers d’autres n’avions plus cette « chance » et n’avions même plus trop envie de l’avoir. Pendant que les autres cherchaient un moyen pour la retrouver, nous rêvions à occuper notre temps à voyager et à découvrir le monde. Une bien meilleure activité, ne trouvez-vous pas ?

Et puis, la décision est tombée : Prenons nos cliques et nos claques et partons faire un tour du monde ! Nous ne sommes pas un cas isolé. Depuis notre décision et au fil de notre voyage, des rencontres avec nos « semblables » se multiplient. Quelles sont alors les raisons qui nous ont poussé à ne pas attendre la retraite pour profiter du temps ?

1. La santé

A 20 ans, nous débordons d’énergie, récupérons très vite après des nuits blanches et la vie nous paraît presque éternelle. A la quarantaine, nous nous rendons compte que notre corps commence à montrer petit à petit quelques défaillances, les visites chez le médecin se multiplient. Nos batteries ont bien de la peine à se recharger et nous devenons nostalgiques de nos 20 ans. Pas besoin de vous décrire à quoi cela ressemble à la soixantaine !

Avec les progrès de la médecine, il est aujourd’hui possible de soigner toute sorte de bobos et de maladies. Avec une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie, notre espérance de vie s’allonge. Nous vieillissons mieux et « tenons le coup » plus longtemps. Toutefois, le fait est, qu’à l’âge de la retraite, où tout le monde se réjouit de profiter enfin de la vie, le capital santé aura déjà bien baissé.

Une maladie, un accident ou plus grave encore, ne préviennent pas de leur venue à l’avance par une lettre recommandée. De nouveaux malaises ravagent nos sociétés modernes, comme l’épuisement psychique ou le burn-out. La santé est probablement la raison la plus importante qui nous a poussé à faire le tour du monde avant notre retraite, tant que nous sommes encore en forme. Car, nous n’avons qu’une santé et qu’une vie. Et bien souvent, nous avons tendance à l’oublier.

2. Age et montants des retraites

Vous êtes-vous déjà renseigné combien d’annuités vous devriez cotiser pour votre retraite et avec quel revenu annuel moyen ? Quand nous sommes jeunes, c’est probablement le dernier de nos soucis. Les prélèvements sociaux nous font plutôt grincer les dents et rendent notre salaire encore plus maigrichon qu’il ne l’est.

A l’approche de l’âge de la retraite, nous nous inquiétons déjà, comment il nous sera possible de survivre avec un montant de retraite bien plus bas que prévu. De plus, certains passent par des périodes de chômage répétées, car trop vieux, trop cher. Dans ce cas, qui est aussi le nôtre, il est possible de quitter son pays, de voyager et vivre là où le budget mensuel est bien moins élevé que dans son propre pays.

Pour Dajana, notre capitaine dans sa quarantaine, attendre jusqu’à l’âge de 65 ans pour profiter paraît une éternité. En attendant, ce seuil sera sans doute repoussé à encore bien plus tard et l’argent dans les caisses de pension aura diminué. Tout cet avenir semble très incertain. C’est une bonne raison pour faire un long break maintenant pour faire un tour du monde. Mais sachez, qu’avec le statut de globetrotter, il est tout à fait possible en Suisse de cotiser volontairement pour sa retraite.

3. Perspectives professionnelles

Passer par la case chômage, il y a quelques années de cela, était une exception. Aujourd’hui, c’est plutôt le fait de garder son job qui en est une. Le plein emploi et l’époque où nous faisions carrière dans la même entreprise jusqu’à la retraite sont bien révolus. Et quand nous postulons à une offre d’emploi, il faut se mettre à l’évidence, la concurrence est rude, plus de 200 candidats tentent leur chance.

A 45 ans, nous sommes déjà considérés comme des seniors. Pourtant, à cet âge, nous ne sommes qu’à la moitié de notre carrière professionnelle. Ou nous sommes remplacés par une machine intelligente plus productive et moins coûteuse. Ou encore, nous sommes trop vieux, trop chers en approchant l’âge légal de la retraite. Comment dans ce cas tenir le coup jusqu’à 65 ans ?

Nombreux sont ceux qui doivent s’accrocher à leur boulot. Ils travaillent plus, pour souvent moins. Pas le choix, il le faut bien pour payer les factures. Le travail ne les rend pas heureux et ils connaissent une nouvelle maladie du travail, le burn-out.

Nous sommes passés par tous ces cas de figure. Au lieu de chercher un job alimentaire et à « meubler » notre vie avec un emploi qui nous ne plaît pas, nous nous sommes inventés un job plus passionnant, celui du globetrotter. La carrière n’est finalement pas si importante.

4. Le consumérisme

Avoir le dernier joujou à la mode, acheter des choses inutiles parce que c’est en soldes, craquer devant une pub qui nous vend du rêve : qui n’aime pas se faire plaisir ? Après ces longues journées passées au boulot à gagner sa croûte, il faut bien se récompenser. Ou montrer aux autres que nous possédons plus qu’eux.

Achète, achète, achète ! L’économie doit tourner et le marketing fait son boulot à merveille. Pour être heureux, il faut acheter. Pourtant, ce bonheur est très éphémère. Un bon moment pour se rendre compte de tous nos achats compulsifs, c’est quand nous déménageons.  

Au lieu de collectionner des choses, nous avons préféré de collectionner des souvenirs. Quand on voyage, on n’a pas besoin de grand-chose. D’une part, parce qu’un sac à dos, un camping-car, un voilier n’ont qu’un espace restreint, et d’autre part, parce qu’en faisant le tour du monde, il faut se tenir au budget. Par contre des souvenirs, on peut en stocker à l’infini. Et ils sont bien plus palpitants que le dernier gadget hors de prix.

5. La qualité de vie

Le destin de la majorité de la population moderne est tout tracé : c’est métro-boulot-dodo. Bien sûr, avoir une jolie carrière avec un salaire qui tombe tous les mois est réconfortant. Cela dit, combien vous reste-t-il à la fin de chaque mois ? Le coût de la vie augmente, les loyers et les assurances sont de plus en plus chère, toute sorte de nouvelles taxes font leur apparition. Nous passons notre temps à travailler pour payer nos factures.

Qu’en est-il de notre temps libre ? Les quelques semaines de vacances par an et les week-ends passent très vite et nous en passons beaucoup à nous reposer de la semaine. Plus nous avançons dans notre carrière, moins de temps libre nous semblons avoir.

Partir à l’aventure et apprécier le temps pour voyager avant la retraite nous paraissait être le bon timing. Loin du stress quotidien, de la pollution urbaine, de la grisaille citadine, nous voulions profiter de nos économies faites pendant toutes ces années de dur labeur. Faute d’avoir eu le temps pour les dépenser, elles serviront à nous construire une nouvelle carrière, celle des globetrotters.

Conclusion

Il n’est jamais trop tôt pour penser à sa retraite. Pas celle instaurée par nos administrations, mais celle que vous aurez décidée de prendre pour avoir du temps avant que ce ne soit trop tard. S’offrir le luxe de voir le monde et d’être en vacances perpétuelles n’est pas réservé aux seniors qui disposent enfin du temps pour le faire.

La décision de partir voyager au long cours ne se prend pas du jour au lendemain, elle résulte souvent des circonstances de la vie. Des accros dans nos parcours nous font réaliser que nous n’avons qu’une vie, qu’elle est trop courte et que nous souhaiterions la vivre autrement qu’au boulot.

Certains se font inspirer par une connaissance partie à l’aventure, par un livre, un blog ou une chaîne YouTube. Il suffit de savoir que d’autres possibilités à la vie au bureau existent. L’avenir est trop incertain de nos jours pour espérer arriver indemne jusqu’à l’âge de la retraite et avoir le loisir de réaliser un tour du monde dès 65 ans.

Et vous, seriez-vous prêt à tout quitter pour voyager ? Quelles seraient vos raisons pour vous lancer et faire partie de la génération des « time millionnaires » et des « tourmondistes » ? Faite-nous le savoir en commentaire !

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Comments

  1. Wimmer

    Salut Ivo
    Salut Hugo j’espère que tu vas bien et je ne verrais pas pourquoi ça ne serait pas le cas…
    J’ai adoré lire ton récit c’est vrai que cela fait rêver d’être en vacances perpétuel et d’être millionnaire de temps. Vivement que mes enfants grandissent que je puisse moi aussi penser à vivre différemment cette vie de fou 😜 profitez bien !
    Amicalement

    1. sv.silkap

      Salut Fred,
      Tout va pour le meilleur des mondes. C’est la meilleure décision que j’ai prise 🙂

      C’est vrai que nous avons un grand luxe, celui d’avoir du temps. C’est vraiment génial de pouvoir faire comme on a envie, de prendre le temps de visiter, de vivre, de naviguer, etc. On ne pourrait plus vivre à Genève, dans cette ville de fous.
      Nous avons rencontré un hollandais, qui comme nous, mène la même vie et il m’a dit « Ivo, une fois que t’as goûté à cette vie, tu ne pourras plus revenir en arrière » et c’est bien vrai !

      Prépare bien ton projet de vie. Le nôtre a demandé presque 4 ans de préparation.

      Amitiés
      Ivo & Dajana

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